Quel affineur ?
Relever son nom exact et vérifier la liste à laquelle le vendeur fait référence.
Contacter LouisOR PHYSIQUE · APPROVISIONNEMENT ·
Un poinçon permet d’identifier un fabricant. Pour comprendre comment celui-ci s’approvisionne, il faut ouvrir d’autres documents. La révision en cours du référentiel de la LBMA rappelle pourquoi l’origine du métal et sa qualité physique se vérifient séparément.
La LBMA impose aux affineurs inscrits sur ses listes Good Delivery un programme d’approvisionnement responsable. Il repose sur le cadre de diligence en cinq étapes de l’OCDE et prévoit un audit indépendant tous les douze mois. Les risques examinés concernent notamment le blanchiment, le financement du terrorisme, les atteintes aux droits humains et l’environnement. Source : présentation du programme par la LBMA.
Il s’agit d’examiner les pratiques et les contrôles de la chaîne d’approvisionnement. La mesure de la pureté d’un lingot répond à une autre question : quelle proportion du produit est constituée d’or ? Une analyse du métal ne remplace donc pas la lecture des documents sur son approvisionnement.
La seconde consultation sur la Responsible Gold Guidance version 10 s’est déroulée du 1er au 16 octobre 2026. Au 26 octobre, la page officielle présente encore un calendrier proposé : texte final en décembre 2026, transition à partir de janvier 2027, première année complète d’application en 2028 et remise des rapports correspondants à partir de 2029. Source : consultation RGG10 de la LBMA.
Le projet prévoit notamment de remplacer l’appellation « or recyclé » par « or secondaire », avec des catégories de matières précisées et des contrôles adaptés aux risques. Il distingue aussi l’or d’investissement comme catégorie de matière. Ce sont des propositions du référentiel d’approvisionnement : elles ne doivent pas être présentées comme une nouvelle règle déjà appliquée à tous les lingots vendus aujourd’hui.
Relever son nom exact et vérifier la liste à laquelle le vendeur fait référence.
Demander le dernier rapport disponible et lire la période qu’il couvre.
Faire préciser si le document concerne l’affineur, son approvisionnement ou le produit vendu.
Ces questions constituent une méthode de lecture, pas une certification supplémentaire. Si un vendeur affirme qu’un lingot provient d’une mine précise, demander la pièce qui étaye cette provenance particulière. Un document général sur l’affineur ne suffit pas, à lui seul, à démontrer cette affirmation.
La LBMA distingue les affineurs inscrits sur ses listes et les barres qui satisfont aux spécifications Good Delivery du marché londonien. Les autres produits fabriqués par ces affineurs ne deviennent pas tous des barres Good Delivery. La présence d’un nom sur une liste et les caractéristiques du produit acheté doivent donc être rapprochées. Source : périmètre Good Delivery.
À lire également : le cas d’un lingot de 1 kg et les limites d’un contrôle d’authenticité.